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0U PAPIEB?NOUVELLES
{JETOUS LES PAYS ET DE. TOUSLES Jonas;

DI LED/DI x; Ami/z. :79“

P R U S S E.
De Berlin, 12 30 juillez.

LE 5 officiers Francois qui arrivent ici depuis quelque tems,
connnencent toujours par si'informer trés-foigneufenient , mais
avec beaucoup de circonfpeétion , s’il n’y auroit pas des troupes
en marche vers les frontieres de France, & paroichnt conf-
terne’s lorfqu'on leur repond qu'il n’y a pas jufqu’a ce jourle
morndre ordre donné a cet égard , St qu'il ne paroit pasnreme
que la Prulle prenne uric part bien active dans les aftaires de
FranCe : ce qui peut avoir occalionne ces bruits, ce font vrar-
femblablement les ordres qui ont eté donnes a quelques regr-
mens cantonne's en Weliplialie de fe tenir préts almarcller:
mais tous ces bruits ZS: ceux. par lefquels on a voulu faire
croire que l'on defiinoit un corps conlidérableA de Pruffiens
pour les Pays-131$ , au cas que l'Autriche voulut attaquer la
France, [Ont peu vrail‘emblables 8: meritent confirmanon.

Le voyage quc 1e roi avoit pr0}etté en Pruffe cf! con-
tremande'; mais {a majefié fe propofe de faire url tour en
Silclie le 14d: ce mois. Tout paroit terminé 2‘1 l’amiable avec
la Hume mais on ail-LNG que (a majeiie' profitera de [on
voyage pour {e rendre on a Nacliod en Boliéme, fur la fron-
tiere du conrré dc Glatz , on a Pilnitz en Mifnie , pour y
aroir une entrevue avecl'empereux‘.

M. Ewart, envoyé extraordinaire du roi d'r‘ingleterre, vient
dc prefenter a notre cour un mémoirc important. ll annonce
<< que le roi {on maitre a vu avec la plus grande {atlsfaciion
> la moderation, in dignite & l'exaélitude avec lefquelles la
> cour de Berlin s‘efi exprimée dans fa réponle fur les ou-

rertures faites par le prince de Reufs; qu'en. attendant, 11

He paroit pas abfolument riécellaire :‘i fa maielte butannique

d'inlifier pour que les arrangemens propofes par lenipe-

reur , relativement a la sfirete dc fes frontieres, foxent
formellement féparé< du tralté de paix, pour étre arréres

fur les bafcs du flmu quo firicl; qu'il efi feulement a

foulmiter que ces obj-.tn loient termines dms un temf il—

mitc’ , 6: cela , felt an moyen diun acle particulzer, qux fe-

roit conclu au méme moment que le traite' , {‘oxt par 'un
article du traité; qu'aucun de ces deux moyens n ayIan‘t TIC-n
qui {oit incompatible nvrc les engagement: contrafles a‘Rer-
clienbacli; {a majelie' britannique eft en general dopi—
nion que, dans des cliol‘es li importantes, rien n'eil plus

a defirer qu'une confiance illimitee , é! um: communication

entiere de lcurs fentinzens entre les allies:

H En outre que les allie's fairant intervenir leur garantie

pour l’un 8; l\ai,itre,n'ont cu par-H aucun autrc moziique d'a—

Yancer le re'tab‘iil‘enmnt dune paix equitable & liolide entre

l'empereur & la Forte: qu'ainli le premier effet de cctte

garamic doit étre rm: dii'cuf'fion reciproque entre les al—

lies, tendanze a determiner par quels moyens amiables ii:

travailleront dc concert 5 cert-e oeuvre falutaire m

A L l. E M A (i N E.
De Ralirbonm’ , [e I (1017):.
En confequence du r022 que l'Aucriclie 8:13 PruITe ont ma‘

 

nifefié relativement aux affaires de l’Alface , la dicte de Ra-
tisbonne vient de Llecréter que pour l‘inte’rét des princes leliés
8: le maintien de la digniLé de l'empire, il f‘erolt dc reclief
écrit au roi de France, pour faire a fa majelié Trés—Cliré-
tienne de nourellcs repréfentations amicales au l'uje'; dr-s princes
le'fés par les decrets de l'afl‘cmble’e.

Nous avons (lejax donne un extrait de l'avis dc plnlieur;
princes de l’empire fur l'importante querelle {ufcitée par
quelques-uns contre la France. Voici dc nouveaux details fur
1e vceu du college des élefieurr.

L'eleé’reur d'Hanorre penle qu’il doit étre nommé une com-
miflion extraordinaire de l’empire, pour examiner Cette af-
faire, dans laquelle il regne une certain: obfcurité; attendu
que le traite’ de paix de Wefiplmlie ne determine pas tres—
Clairement certains points qui ont rapport aux pollieflions' tem-
porelles, & que celui de Ryfwick ne Liipule que la rcddition
de ce qui ell lIOI‘S d’Alface , quay extra jg/‘rzziam V/inzr. Quant
a la jurifdiélion eccléliafiique fur Meta, Toul Si Verdun ,elle
eft a la ve'rité exprefl‘ément expriiiiee; cependant le voeu dc
l'élefleur tendroit :21 ce que l'on voulfit bien (raiter Ce point
avec beaucoup de prudence & de circonfpeclion , e maniere
que l'empire ne foit point compromis, & que la voie de la
conciliation puifl-e refier ouverte.

Cologne exige la refiitution de tous les clroits , ou un em-
bargo fur les biens de France en Allemagne, & de renoncer
a toute el‘pece de commerce avec la France. Pour cet L‘Ffet , i!
devra étrc tire un cordon de troupes fur les frontieres dc
l’empire, pour empéclier toute communication avec la France.
Et Ii on [e determinoit a une guerre ouverte centre 1.1 France ,
& qu'on efit a la pourfuivre efficacement , l'éleclmr f: joindroit
a‘ors a la niajorité; mais s'il jugroit cette de'marclie ne'ceflaire
pour le maintien de la dignité ES: du credit dc l'einpire,
elle reufliroit certainement au moyen de l'ancienne union
germanique , 8! de la bonne intelligence arec le chef de
l’enipire. En outre, il falloit retenir routes lea pofnffions
en Allemagne appartcnantes ‘ala France, y arréter les reve-
nus Es: prendre des precautions rigoureufes contre le progrés
des idées democratiqucs.

L'eleaeur de Barrera delireroit que l'empereure’cririt iterati-
vement une letire preflimtz pour obtenir une reponfe cathe—
gorique: qu'en cas de rei‘us , on prit les mefures neCeflaires
pour tirer un cordon, mais S. A. E. ne pourroit prendre dc
refolution definitive 6r ultericure que lorfqu'un armee affez
puiflhnte fera prére pour foutenir {0: opinion.

L'elefieur de Brandebourgwut tour uniinent que le cliofes
foient rémblies fur 1e pied cu elles etoient arant l'annec 1680;
8! en cas de refus, tous‘ les engargemens &tl'fll1é: d: paix
conclus avec la France feron! declares nuls & fans valcur;
que l’lionneur de l'empire germanique eiige d‘unployerles
moyens ne'cefTaires de rigueur; que cepcnda.t il iaut em-
ployer route la prudence poffi‘fle , & fupplier l'cmpereur dc
denzandcr, arec tourK les élcfleurs, une derniere declaration
catlic'gcrique au roi de France , qu'il efi encore a. préTumer
que la yznzion fi'az'ienf/Z’ reviendra fur fes pas , (Sr qu’ellc efi in~
cline'e a laire droit aux reclamation; dcr Princes.